Mardi 22 janvier 2008
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Par Matthieu
Une étude réalisée par un institut américain indépendant nommé CNW Marketing Research révèle que la
Toyota Prius Hybride (élue voiture européenne de l'année 2005)
ne serait pas plus écolo que le fameux Hummer H3 du groupe General Motors (plus d'infos sur
les Hummers). Cette étude dresse un classement de 320 véhicules en fonction de leur impact sur l'environnement au cours de leurs cycles de vie complets (création, utilisation et
élimination).
Ainsi, si le Hummer H3 consomme entre 10 à 20 litres d'essence aux 100 km (ce qui en fait donc un très gros emetteur de C02 à l'utilisation), sa composition de matériaux
basiques, sa haute résistance et son assemblage peu élaboré (relativement à une voiture standard) rééquilibrent la balance.
De son côté, la Toyota Prius Hybride, porteuse d'une technologie suscitant beaucoup d'espoirs pour l'avenir de l'automobile et l'environnement, nécessiterait une conception très
complexe et une réalisation couteuse en énergie, une durée de vie inférieure et surtout des matériaux très polluants, notemment la batterie utilisée pour les moteurs électrique. Ces batteries, dont
le recyclage est bien plus difficile qu'une plaque de tôle, pénalisent grandement le modèle et au final lui enlèvent tout intérêt écologique.
Le classement des véhicules est réalisé selon un indice représentant le coût énergétique total nécessaire à leur cycle de vie (création, utilisation et élimination) en
$/mile.
Pour donner un ordre d'idée, la moyenne des 320 véhicules est de 2,28 $/mile, et alors que le Hummer H3 est à 2,07 $/mile, la Toyota Prius se situe à 3,24 $/mile. On retrouve en bas de
classement les voitures de luxe Maybach dont le coût par mile s’établit à 15,837 dollars.
Que tirer de tout cela ? Achetons des Hummer plutôt que des voitures hybrides ?
Surement pas, mais voyons les choses différement : les voitures hybrides ne sont pas la solution absolue. On voit bien ici l'impact non négligeable des progrès technique : on a bien des voitures
moins polluantes à l'utilisation, mais cela est gaché par les nouvelles technologies qu'on utilise pour les réaliser.
On ne peut pas nier qu'une voiture est en soi un objet extremement consommateur d'énergie : essayez de courir à 130 km/h, puis ensuite essayez de pousser une voiture à la main à 130 km/h. Ce sont
des quantités d'énergies qui nous dépassent complètement et dont nous nous sommes accomodés.
Seulement la technologie n'a pas l'air encore prête à nous proposer de solution efficace, et plutôt que de remettre en cause les voitures techniquement, une remise en cause globale de leur
utilisation serait peut-être plus appropriée.
Pour les intéressés, voici le lien vers l'étude complete (en anglais) :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/42/10/ecobilan.pdf
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