actualité de notre environnement mental et physique
Samedi 2 février 2008
par Matthieu
Les espèces vivantes disparaissent plus rapidement de nos jours que lors de chacune des vagues d'extinctions massives qu'a connue notre planète.

En effet, une espèce vivante disparaît tous les 3 ans contre une tous les 50 ans lors des cinq vagues d'extinctions massives : il y a 438, puis 370 millions d'années, près de 96% des espèces vivantes il y a 248 millions d'années, puis il y a 215 millions d'années et enfin les dinosaures et reptiles marins il y a 65 millions d'années. Et les causes de disparitions, autrefois entièrement naturelles, sont aujourd'hui complètement imputables à l'activité humaine sur terre.
Le taux d'extinction actuel est au moins 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) estime qu'une espèce d'oiseaux sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois et 70% des plantes sont menacés d'extinction.

Alors qu'une espèce sur trois est menacée de disparition en moyenne, nous ne pouvons que constater que nous sommes au commencement de la 6è vague d'extinction massive que notre planète ait à supporter.



Sources :
L'extinction des espèces s'accélère, L'EXPRESS.fr, mercredi 12 septembre 2007
Extinction de l'Holocène, Wikipedia
1000 questions-réponses pour comprendre le monde, ça m'intéresse, ed. Play Bac
publié dans : Le saviez-vous ?
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Mercredi 23 janvier 2008
par Matthieu
La quasi-totalité des espèces de poissons aurait disparu des océans d'ici 2050...

Voilà ce que nous apprend une étude menée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs canadiens et américains qui est parue dans la revue Science (revue scientifique de référence internationale) le 3 Novembre 2005. Nous savions déjà que nos écosystèmes marins étaient menacés, mais cette article donne une estimation plus qu'alarmante aux conséquences de la sur-pêche : si les tendances actuelles d'exploitation se poursuivent, la quasi-totalité des espèces de poissons péchés pour la consommation disparaitrait tout simplement des océans aux alentours de 2048.

Selon Boris Storm, biologiste de l'université d'Halifax et co-auteur de ce rapport, "Les prises de pêche de ces espèces ont diminué de 90%" ces dernières années. La morue de l'Atlantique nord a déjà atteint le point de non-retour et est considérée comme quasiment éteinte."

En cherchant un peu plus d'informations sur le sujet, voici quelques statistiques tirées de Wikipedia assez édifiantes.
- "Selon les estimations de l'Organisation des Nations-Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), 70% des pêcheries mondiales sont soit en état de surexploitation, soit en état d'exploitation maximale, soit complètement épuisées."
- "Les prises de poissons ont atteint un maximum de 100 millions de tonnes en l’an 2000 mais la production stagne depuis 1990 alors que les capacités de pêche ne cessent d’augmenter. Les individus capturés sont de moins en moins gros et de plus en plus jeunes."
- "25% des poissons (27 millions de tonnes) qui sont péchés sont rejetés morts à la mer car ils n’appartiennent pas aux espèces souhaitées."
- "200 millions de personnes travaillent dans le secteur de la pêche qui compte 3,5 millions de bateaux. Mais seul 1% des bateaux pêchent 50% du poisson."

Voir l'article

L'aquaculture (fermes marines), une solution ?
Par encore en tout cas : pour produire 1kg de poisson d'élevage, il faut les nourrir avec au moins 2kg de poissons sauvages. En effet, la grande proportion des poissons consommés sont des carnivores. Leur prix assez élevé permet surtout de valoriser des espèces peu recherchées par les consommateurs.
Autre fait peu rassurant, la fuite des saumons d'élevage est un réel problème. WWF estime que chaque année 500 000 poissons s'échappent des élevages, ce qui met en péril les espèces sauvages en transmettant des infections contractées en captivité et en déplaçant les œufs des saumons autochtones.


Lien complémentaire :
Vidéos sur Canal IRD (Institut de Recherche pour le Développement): Imprévisibles effondrements des stocks de poissons exploités

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Mardi 22 janvier 2008
par Matthieu
    Une étude réalisée par un institut américain indépendant nommé CNW Marketing Research révèle que la Toyota Prius Hybride (élue voiture européenne de l'année 2005) ne serait pas plus écolo que le fameux Hummer H3 du groupe General Motors (plus d'infos sur les Hummers). Cette étude dresse un classement de 320 véhicules en fonction de leur impact sur l'environnement au cours de leurs cycles de vie complets (création, utilisation et élimination).

HummerToyota Prius Hybride - Voiture européenne de l'année 2005

    Ainsi, si le Hummer H3 consomme entre 10 à 20 litres d'essence aux 100 km (ce qui en fait donc un très gros emetteur de C02 à l'utilisation), sa composition de matériaux basiques, sa haute résistance et son assemblage peu élaboré (relativement à une voiture standard) rééquilibrent la balance.





    De son côté, la Toyota Prius Hybride, porteuse d'une technologie suscitant beaucoup d'espoirs pour l'avenir de l'automobile et l'environnement, nécessiterait une conception très complexe et une réalisation couteuse en énergie, une durée de vie inférieure et surtout des matériaux très polluants, notemment la batterie utilisée pour les moteurs électrique. Ces batteries, dont le recyclage est bien plus difficile qu'une plaque de tôle, pénalisent grandement le modèle et au final lui enlèvent tout intérêt écologique.


    Le classement des véhicules est réalisé selon un indice représentant le coût énergétique total nécessaire à leur cycle de vie (création, utilisation et élimination) en $/mile.
Pour donner un ordre d'idée, la moyenne des 320 véhicules est de 2,28 $/mile, et alors que le Hummer H3 est à 2,07 $/mile, la Toyota Prius se situe à 3,24 $/mile.
On retrouve en bas de classement les voitures de luxe Maybach dont le coût par mile s’établit à 15,837 dollars.

    Que tirer de tout cela ? Achetons des Hummer plutôt que des voitures hybrides ?
Surement pas, mais voyons les choses différement : les voitures hybrides ne sont pas la solution absolue. On voit bien ici l'impact non négligeable des progrès technique : on a bien des voitures moins polluantes à l'utilisation, mais cela est gaché par les nouvelles technologies qu'on utilise pour les réaliser.
On ne peut pas nier qu'une voiture est en soi un objet extremement consommateur d'énergie : essayez de courir à 130 km/h, puis ensuite essayez de pousser une voiture à la main à 130 km/h. Ce sont des quantités d'énergies qui nous dépassent complètement et dont nous nous sommes accomodés.
Seulement la technologie n'a pas l'air encore prête à nous proposer de solution efficace, et plutôt que de remettre en cause les voitures techniquement, une remise en cause globale de leur utilisation serait peut-être plus appropriée.

Pour les intéressés, voici le lien vers l'étude complete (en anglais) :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/00/42/10/ecobilan.pdf

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